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CMU (couverture médicale universelle), les chiffres qui parlent...
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Mercredi, 17 Juin 2009


Dans son rapport d'activité 2008, le Conseil de surveillance du fond CMU a publié des chiffres qui pour la plupart confirment les préoccupations de la Fnars pour les bénéficiaires de la CMU.

D'une part, il n'est pas inutile de rappeler que parmi les 4,2 millions de bénéficiaires de la CMU en fin d'année 2008, il s'agit essentiellement de personnes en situation de précarité. Les bénéficiaires de la CMU représentent 5,67% de la population générale avec une surreprésentation dans les DOM, où ils représentent plus de 30% de la population et des proportions importantes dans le Nord Pas-de-Calais (9,57%), en Languedoc-Roussillon (9,11%) et dans la région Provences Alpes Côte d'Azur (7,40%).

...confirment,
Comme l'avait déjà constaté le secours populaire dans le baromètre IPSOS-SPF sur les inégalités de santé, nombreuses sont les personnes qui ont renoncé à des soins. L'écart de renoncement aux soins est d'ailleurs très important en comparaison avec la population générale. Il concerne principalement les soins dentaires, mais également les visites chez un médecin généraliste.
De plus, la santé perçue des bénéficiaires de la CMU est moins bonne que celle des assurés lambda.

...ou vont à l'encontre des idées reçues.

Comme l'a souvent rappelé la Fnars, les dépenses liées aux soins engagés par les bénéficiaires de la CMU évoluent faiblement et aucune dérive n'existe en matière de dépenses dans le cadre de la CMU complémentaire. Ces dépenses sont, en effet, comparables à celles des autres assurés.

Par contre, deux points ont retenu notre attention :
- les bénéficiaires de la CMU se disent plutôt satisfaits de la couverture médicale qui est la leur.
- le parcours de soins est bien respecté. On constate en effet que 84.7% ont déclaré un médecin référent contre 83,9% dans le reste de la population, à population comparable en termes de sexe et d'âge.

Or, la Fnars a souvent demandé une revalorisation du panier de soins pour la CMU et elle estimait que le parcours de soins était d'autant plus difficile à respecter pour les personnes en situation de précarité. Or, les visages de la précarité ayant chargé ces dernières années, il convient aujourd'hui de préciser que le respect du parcours de soins est rendu difficile pour les personnes en situation grande d'exclusion.