| Veille sociale : regard des association | |||
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| Jeudi, 20 Juillet 2006 | |
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L’Uniopss a réuni des associations volontaires sur 5 départements (Paris, Rhône, Maine et Loire, Bouches du Rhône et Nord) pour relever leur avis sur la mise en oeuvre du volet "habitat" du plan de cohésion sociale, volet qui comprend une partie "veille sociale et hébergement d’urgence".
Il ressort avant tout que les acteurs associatifs se sentent mal informés des nouvelles dispositions prévues par la loi, et de ce fait ont du mal à suivre leur application sur le terrain. Peu d’entre eux sont en mesure de parler de la programmation sur leur territoire, notamment en terme de créations et de transformations de places d’hébergement. Dans l’ensemble, ils se trouvent désorientés devant la complexité des dispositifs et sont demandeurs de formations sur le sujet. Il apparaît que les moyens attribués aux services de veille sociale n’ont pas évolué depuis le début du plan, fonctionnant toujours sur des crédits insuffisants, aucun renforcement n’étant annoncé en dehors de la période hivernale. Les conditions d’accueil demandent encore à être améliorées et assouplies en fonction des besoins des personnes, notamment sur les durées d’hébergement. Les acteurs soulignent la nécessité de pouvoir apporter des réponses immédiates aux personnes qui se trouvent dans des situations de détresse. Ils insistent sur l’urgence de revoir les dispositifs d’accueil afin de les adapter aux besoins de publics nouveaux et de plus en plus nombreux tels que les personnes souffrant de troubles psychiques ou sanitaires, les femmes avec enfants... L’hébergement hôtelier est considéré comme une solution de dépannage, mais plus coûteuse que l’hébergement en centre et inadaptée au suivi social. Les professionnels pointent tout particulièrement le manque de solutions de logement qui provoque l’engorgement actuel, certaines personnes restant hébergées contre toute logique dans les structures d’urgence pendant 1, 2 voire 3 ans. A priori, pour des publics tels que les réfugiés statutaires ou les personnes exerçant un travail, ce n’est pas de l’hébergement mais bien du logement qu’il faut pouvoir mobiliser.
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Synthèse Bouches du Rhône