| Loi Fourcade : une modification de la loi HPST | |||
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| Jeudi, 11 Août 2011 | |
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La loi Hôpital, patients, santé et territoires (loi HPST) de 2009 a fait l'objet le 10 Août 2011 d'une modification par les parlementaires. Après son examen par le Conseil constitutionnel le 4 Août 2011, voici le récapitulatif des dispositions de la loi Fourcade qui touchent notre secteur.
Les schémas régionaux relatifs aux CADA sont arrêtés par le préfet de région. Avant la publication de la loi Fourcade, aucune disposition ne prévoyait la participation des associations, fédérations et représentants d'usagers à l'élaboration de ces schémas (contrairement à ce qui est prévu pour le secteur Accueil/Hébergement/Insertion). La loi Fourcade rétablit cette participation pour l'élaboration des schémas régionaux pour les CADA puisqu'il est désormais prévu que « ces schémas sont arrêtés après consultation des unions, fédérations et regroupements représentatifs des usagers et des gestionnaires de ces établissements et services ». Un décret précisera ultérieurement les conditions de mise en œuvre de la consultation.
La même disposition s'applique aux services mettant en œuvre des mesures judiciaires de protection des majeurs ou d'aide à la gestion du budget familial.
La durée d'autorisation des Centres de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) ainsi que celle des Centres d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des Risques pour Usagers de Drogues (CAARRUD) passe avec la loi Fourcade de 3 à 15 ans, ceci pour s'aligner sur le régime de droit commun des autorisations des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESMS) et lieux de vie et d'accueil réglementés par le Code de l'action sociale et des familles. Seuls les ESMS autorisés à titre expérimental ainsi que ceux relevant de la protection judiciaire de la jeunesse conservent cette autorisation d'une durée inférieure. Les CSAPA et les CAARRUD autorisés au 11 Août 2011 sont désormais autorisés pour 15 ans.
Le projet régional de santé (PRS) est adopté après que le directeur Général de l'ARS ait recueilli un certain nombre d'avis. Un avis de consultation était donc publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de région afin de recueillir ces observations. La loi Fourcade entend clarifier cette consultation puisqu'il est désormais prévu que le PRS est, avant son adoption publié sous forme électronique et que « la conférence régionale de la santé et de l'autonomie, le représentant de l'État dans la région et les collectivités territoriales disposent de deux mois, à compter de la publication de l'avis de consultation sur le projet régional de santé au recueil des actes administratifs de la préfecture de région, pour transmettre leur avis à l'agence régionale de santé ». La possibilité d'attaquer le PRS, comme tout acte administratif devant le tribunal administratif est toujours possible dans les 2 mois suivant sa publication. Il est cependant possible à l'occasion d'un recours contre des décisions prises en vertu de ce PRS d'invoquer, par voie d'exception, l'illégalité de ce document devant le tribunal, et ce, après le délai de deux mois. La loi Fourcade a entendu restreindre cette possibilité puisque le PRS ne pourra plus être attaqué pour vice de forme ou de procédure par voie d'exception 6 mois après sa publication.
La loi HPST, en supprimant l'intervention des CROSMS dans la délivrance de l'autorisation des établissements sociaux et médico-sociaux, a instauré la procédure d'appel à projet. Cette procédure s'applique depuis la loi HPST à toute création, transformation et extension des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESMS). La question de la transformation de ces établissements et services était cependant ambigüe. La loi Fourcade précise ses contours puisque désormaisn, les transformations sans modification de catégorie de prise en charge au sens juridique du terme (liste de 15 établissements et services) sont soumises à autorisation mais ne doivent pas passer par la procédure d'appel à projet.
Le Groupement de Coopération Sociale et Médico-sociale (GCSMS) est réglementé par le CASF. La Loi Fourcade précise que celui-ci n'a pas la qualité d'établissement ou service social ou médico-social au sens de l'article L.312-1 du CASF. Sa création, transformation ou extension ne doit donc pas passer par la procédure d'appel à projet.
Le conseil constitutionnel refuse la modification introduite par la loi Fourcade quand au transfert de compétence en matière de tarification au préfet de région depuis l'ordonnance du 23 février 2010 de coordination avec la loi HPST. Ainsi, depuis cette ordonnance, les préfets de région sont les autorités compétentes en matière de tarification des CHRS et des CADA à la place des préfets de département. Cependant, le code de l'action sociale n'avait pas pris en compte cette modification puisqu'il précise toujours que les tribunaux interrégionaux de la tarification sanitaire et sociale sont compétents pour entendre des recours contre les arrêtés de tarification délivrés par le préfet de département.
Pour télécharger le dossier législatif de la loi Fourcade Pour télécharger la décision du conseil constitutionnel du 4 Août 2011 |


