| Etude nationale de coûts. Pourquoi il faut aller jusqu'au bout |
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| Analyses | |
| Lundi, 24 Janvier 2011 | |
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Leurs doutes et leurs réticences sont compréhensibles, dans la mesure où l'Etat peine à donner des gages de transparence et met en œuvre des réformes sans tenir sa promesse d'un maintien des crédits d'une année sur l'autre. Plane ainsi le soupçon que ces réformes ont pour seule finalité moins d'argent pour l'insertion sociale, moins de dépenses de l'Etat. La FNARS et ses partenaires associatifs, engagés pour accompagner la réforme, comprennent ces inquiétudes. Notre fédération incite néanmoins ses adhérents à participer à ce travail d'enquête. Pourquoi ? Parce que ce sont les associations qui ont exigé sa réalisation et défini la méthode, de façon à assurer un socle de connaissances fiables pour bâtir la réforme. La bagarre a été rude. Mais la refondation du secteur de l'hébergement doit pouvoir s'appuyer sur un état des lieux précis, rigoureux, ambitieux, pour mieux connaître les activités des opérateurs et les coûts qu'elles engendrent. Activement présents aux comités de pilotage, nous ne lâchons rien sur l'essentiel : la définition de prestations de qualité pour les personnes accueillies, le refus de la tarification à l'acte et le refus d'une approche par le « coût moyen ». L'échantillon utilisé pour la première étape de l'enquête a été construit selon la nomenclature actuelle des activités du secteur, à savoir : hébergement d'insertion, hébergement d'urgence, hébergement de stabilisation, maisons relais, 115, maraude... Actuellement, ce sont les seules catégories repérables dans le système d'information du secteur. Nous savons que cette nomenclature n'est pas satisfaisante et l'objet de la première étape de l'Etude nationale de coûts est justement d'aboutir à l'élaboration de Groupes homogènes de structures (GHS) qui soient cohérents. Ce cadre ne sera pas encore parfait, bien entendu. C'est pourquoi, à la suite de la première étape, l'ensemble des structures du secteur Accueil, hébergement, insertion (AHI) sera invité à participer à l'étude, à partir d'avril 2011. C'est seulement alors, au vu des résultats de cette 2ème étape, que nous aurons une vision globale des organisations. Même si nous comprenons que certains soient tentés de rester à l'écart de ce travail pour mieux dénoncer les conditions de mise en œuvre de la réforme, nous pensons au contraire que nous devons continuer à être un acteur vigilant. L'enquête menée par Accenture sera un outil pour tous. Nous aurons l'entière liberté d'analyser les résultats auxquels nous aurons accès, pour mieux expliquer ce que nous faisons, et quel en est le prix. Ces résultats nous seront utiles, voire indispensables, dans les dialogues de gestion qui devront s'instaurer avec l'administration. Notre responsabilité de fédération sera alors d'accompagner et d'armer ses adhérents pour tenir leur place dans le cadre de ce dialogue, en tant qu'interlocuteurs responsables et conscients à la fois de la valeur de leur travail, et des évolutions souhaitables. |
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Par Nicole Maestracci, présidente de la FNARS.