| Présidence française de l'Union européenne : Que peut-on en attendre ? |
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| Analyses | |
| Mardi, 01 Juillet 2008 | |
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Par Michel Mercadié, secrétaire général de la FNARS Seule des « priorités » déclarée de la présidence française du deuxième semestre 2008, la « gestion globale et concertée de l'immigration » touche aux préoccupations de la FNARS, même si c'est pour heurter nos valeurs et en particulier notre principe d'accueil inconditionnel, quel que soit le droit au séjour. Pourtant, les questions sociales ne seront pas absentes de cette présidence. Elles méritent et justifient notre investissement dans les événements qui vont jalonner ces six mois. En effet, chaque seconde présidence - la première présidence française était en 2000 - a le devoir d'organiser une Table ronde sociale*. De plus, la question des Services sociaux d'intérêt général (SSIG), rescapés de la fameuse directive sur la libéralisation des services (dite Bolkestein), a pris une telle ampleur que la récente présidence portugaise (2ème semestre 2007) a engagé l'Union à organiser chaque année un « Forum des SSIG ». Après quelques hésitations, la France a donc décidé d'organiser le second forum, alors même qu'après avoir défendu avec les associations de solidarité la nécessité d'une directive, elle vient de s'aligner sur la position attentiste de la Commission. Dans le domaine de l'accès à l'emploi, la France a choisi d'apporter sa pierre au grand débat sur « l'inclusion active » : comment inciter davantage les inactifs, de moins de 25 ans et de plus de 55 ans en particulier, à prendre, reprendre ou conserver un emploi ? La France a en effet l'intention d'étendre l'expérience du revenu de solidarité active (RSA) aux Etats membres volontaires et d'inscrire cette démarche dans « l'expérimentation sociale », dont elle a demandé au Conseil économique et social européen de l'apprécier au regard des réalités européennes. Enfin, c'est devenu une coutume depuis que Louis Besson l'a inaugurée, la France organisera la « rencontre des ministres européens du logement ». A noter, d'autre part, un effet collatéral positif du vote irlandais sur le traité modificatif dit « de Lisbonne ». Le Premier ministre vient d'affirmer le souci français d'une « Europe plus sociale » et du plein emploi. Alors, sans se bercer de trop d'illusions et conscients qu'une présidence européenne n'a jamais bouleversé les grandes orientations de l'Union, nous participerons à tous les séminaires, forums et conférences qui concernent nos adhérents, pour faire partager notre analyse et faire avancer nos propositions, d'abord au sein du monde associatif européen, qui est loin d'être monolithique et unanime et aussi, bien sûr, auprès des fonctionnaires, commissaires, parlementaires et ministres que chaque présidence contraint d'entendre la société civile. Sans illusions, mais mobilisée et déterminée, telle sera la FNARS pendant ces 6 mois. |
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