| Mes vœux pour la FNARS |
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| Analyses | |
| Mardi, 30 Décembre 2008 | |
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Par Nicole Maestracci, présidente de la FNARS Nous abordons une année 2009 dont tous les observateurs de l'économie affirment qu'elle sera exceptionnellement difficile. Récession, chômage, précarité vont frapper de plein fouet la société française et, encore plus sévèrement bien sûr, les personnes que nous accueillons et que nous accompagnons. D'autres personnes, que nous n'avions pas l'habitude de voir, risquent de se trouver brutalement dans des situations de pauvreté auxquelles elles n'étaient pas préparées. Les acteurs de la solidarité, qui sont confrontés en première ligne aux injustices du monde, risquent dans ce contexte, après des années d'incertitude, de se laisser emporter par le découragement. C'est tout le contraire que je vous invite à démontrer. En 2008, la FNARS a montré qu'elle était capable d'alerter, de faire des propositions et de fédérer au-delà de ses adhérents. Pour ne retenir que les évènements essentiels, elle a tiré les conséquences de la conférence de consensus, contribué à créer le Collectif sur l'hébergement et le logement, participé activement au Grenelle de l'insertion, organisé les journées de Nice sur le travail social qui ont rassemblé plus de 1 200 personnes. Nous savons aujourd'hui que les actions de lutte contre l'exclusion doivent être intégrées dans l'ensemble des politiques sociales et ne pas rester cantonnées dans les interstices invisibles des dysfonctionnements de la société. Nous avons défendu l'idée que les politiques de solidarité devaient être comprises comme un investissement et non comme une dépense. Si les pouvoirs politiques en avaient pris conscience plus tôt, les personnes les plus fragiles seraient certainement mieux protégées qu'elles ne le sont face à la crise qui s'annonce. Pour les adhérents de la FNARS, 2009 devra donc être une année d'engagement exceptionnel avec l'objectif de faire enfin de l'insertion sociale une question politique, au sens où elle porte l'ambition d'inverser durablement le cours des choses pour les plus fragiles. |
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