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Les inégalités sociales de santé
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Mardi, 06 Octobre 2009

En 2006, la Fnars a abordé de façon large les différents thématiques du champ de la lutte contre l'exclusion. Parmi elles, la question des inégalités sociales de santé qui occupe un part primordiale dans le parcours d'insertion de chacune des personnes accueillies dans nos structures.

Le livre blanc Etats généraux de la Fnars L'exclusion n'est pas une fatalité ! Document soumis à consultation - juin 2006

Constat général

De quoi parle-t-on lorsqu'on évoque les inégalités sociales de santé ? A l'âge de 35 ans, l'écart entre l'espérance de vie d'un ouvrier non spécialisé et celle d'un cadre supérieur est de 9 ans. Une étude comparative entre 11 pays européens sur les disparités sociales de mortalité, place la France au dernier rang, au même niveau que la Finlande . Cette « spécificité » française s'explique en grande partie par la consommation excessive d'alcool.

Si l'on s'arrête sur les personnes les plus démunies, force est de constater que la santé des personnes s'altère avec l'accentuation de leur précarité. Les risques augmentent en fonction du degré d'exclusion. Une étude réalisée auprès de populations précaires et non précaires met en évidence la progression du risque de maladie avec l'aggravation de l'exclusion .

Par ailleurs, on ne peut ignorer deux pathologies de la pauvreté qui restent d'actualité en France : le saturnisme, maladie des enfants pauvres, et la tuberculose .
La création de la Couverture maladie universelle (CMU) en janvier 2000 a sensiblement amélioré l'accès aux soins des personnes les plus démunies, mais il reste beaucoup de chemin à parcourir, notamment en matière de prévention et de soins spécialisés.

La CMU complémentaire a également levé nombre d'obstacles qui empêchaient les personnes pauvres de se soigner (puisqu'elle permet de bénéficier d'une prise en charge totale des dépenses de santé, sans avoir à faire l'avance des frais). Mais il reste encore 3 millions de personnes sans couverture complémentaire.

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