| Un recul inquiétant pour la solidarité et l’emploi | |||
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| Jeudi, 20 Septembre 2007 | |
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Déclaration commune de Fnars, SNC, Emmaüs-France, Coorace, CNEI, CNLRQ, Chantier école, Réseau Cocagne, CFDT, Paris, le 20 septembre 2007. Les choix fiscaux et budgétaires du gouvernement décidés cet été s’effectuent au détriment de la politique de solidarité pour les populations les plus éloignées de l’emploi. Un milliard d’euros manque dans le budget 2007 pour la lutte contre le chômage et l’exclusion. Le nombre de contrats aidés est réduit de 25% dès cette année, celui des postes en entreprise d’insertion est plafonné (1). Le gouvernement justifie cette baisse des crédits par la situation de l’emploi en 2007. Or celle-ci est liée autant aux effets de la démographie, à la loi de 2006 de retour à l’emploi, à une légère reprise de l’emploi, comme aux contrats aidés. Le niveau de chômage de 5% est cependant loin d’être atteint. A supposer une reprise effective et continue de l’emploi, rappelons qu’elle n’a profité dans les années précédentes que marginalement aux personnes en grande précarité ou victimes de discrimination. Avec plus de 4 millions d’actifs "sans emploi" le recul des moyens pour l’accompagnement des personnes vers l’emploi risque à nouveau d’accroître la pauvreté et l’exclusion, de fragiliser la cohésion sociale et le dynamisme économique du pays. Cette réorientation intervient au moment où de nombreux acteurs de la lutte contre l’exclusion, de l’économie solidaire et la CFDT souhaitent rendre plus efficaces les contrats aidés par l’instauration d’un seul contrat d’insertion. Nous craignons que la nouvelle politique du gouvernement ne sacrifie les personnes en difficulté et les jeunes peu qualifiés. Il n’est pas sûr que le revenu de solidarité active (RSA) dont la généralisation n’interviendra qu’en 2009 puisse compenser ce déficit de solidarité. La lutte contre la pauvreté et l’exclusion nécessite une action structurelle continue et non conjoncturelle. La politique publique de solidarité pour l’emploi et ses résultats sont un investissement pour l’avenir et non une charge, à l’inverse d’une vision purement comptable. Les signataires demandent au gouvernement de revoir cette politique. (1) 230 000 contrats aidés au lieu de 310 000 en 2008 sont annoncés, soit une baisse de 300 millions d’euros. 400 millions concernent le Fonds de solidarité qui gère en particulier l’allocation de solidarité spécifique (ASS), l’allocation équivalente retraite (AER), 100 millions pour le dispositif hôtels cafés restaurants (HCR) et environ 200 millions pour financer les allocations de fin de formation pour les demandeurs d’emploi, les stagiaires de la formation professionnelle.SignatairesChantier école - Réseau national des acteurs de l’insertion et de la formation - Tel: 01 48 07 52 10 - www.chantierecole.org CNEI - Comité National des Entreprises d’Insertion - Tel: 01 53 27 34 80 - www.cnei.org CNLRQ - Comité National de Liaison des Régies de Quartier - Tel: 01 48 05 67 58 - www.cnlrq.org Coorace - Fédération des Comités et Organismes d’aide aux Chômeurs par l’Emploi - Tel: 01 49 23 70 50 - www.coorace.org Emmaüs France - Tel: 01 46 07 51 51 - www.emmaus-france.org Fnars - Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale - Tel: 01 48 01 82 00 - www.fnars.org Réseau Cocagne - Tel: 03 81 21 21 10 - www.reseaucocagne.asso.fr SNC - Solidarités Nouvelles Face au Chômage - Tel: 01 42 47 13 41 - www.snc.asso.fr CFDT - Confédération Française Démocratique du Travail - Tel: 01 42 03 82 40 - www.cfdt.fr |



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