Délinquance des mineurs
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Mardi, 23 Décembre 2003

Les familles doivent être aidées, pas sanctionnées.
Il est erroné de dire que les familles en difficulté sociale démissionnent plus que les autres. Tous les acteurs publics et privés doivent favoriser le soutien de la famille dans l'éducation des enfants, éviter les séparations, soutenir les dispositifs de médiation familiale, relais parentaux et lieux d'accueil, lutter contre les violences familiales. Il n'est pas acceptable que des familles en difficulté soient privées de leurs seules ressources, au contraire, il est urgent de prévoir les financements indispensables à l'accompagnement et à l'action auprès de ces familles.

Seule une politique globale et cohérente en direction des jeunes et de leurs familles peut être efficace dans le traitement de la délinquance. Cette politique doit être lisible et répondre à une demande légitime de réparation, à une exigence de responsabilisation des auteurs et à une nécessaire prévention du renouvellement de l'infraction. Elle doit agir sur les conditions de vie (éducation, emploi, logement, loisirs), inclure la prévention et le soutien aux familles, inclure des sanctions adaptées, comprises par tous. La sécurité progressera avec la lutte contre toutes les exclusions (sociale, scolaire, culturelle, sanitaire...), l'éducation et la mobilisation de tous... Il faut associer le judiciaire avec le social !

Communiqué du 8 janvier 1999.
Communiqué commun Citoyens Justice, Fnars, Unasea, Uniopss, 23 juillet 2002.