| Carrefour de l'insertion de La Réunion : IAE & AHI : pour une action complémentaire ? | |||
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| Jeudi, 01 Juillet 2010 | |
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Pour ce premier carrefour de l'insertion initié par l'URSIAE* et la FNARS Océan Indien, le 29 juin 2010, l'Université de la Réunion, à Saint Denis, il s'agissait de dégager des pistes de travail et des perspectives de développement d'un partenariat que l'on souhaitait fécond entre le secteur de l'insertion par l'activité économique et celui de l'accueil et de l'hébergement des personnes en difficultés sociales à la Réunion.
Notre carrefour avait deux objectifs : 1) Permettre une meilleure connaissance mutuelle entre les structures d'insertion par l'activité économique, les acteurs sociaux, les pouvoirs publics et les structures investies sur le champ de l'accueil, de l'hébergement et de l'insertion sociale. 2) Permettre aussi une prise de conscience des multiples types de coopérations possibles entre le secteur de l'insertion par l'activité économique et celui de l'accueil, de l'hébergement et de l'insertion sociale, dans une perspective sociale et économique de type gagnant/gagnant. Ces deux objectifs avaient une vocation opérationnelle.
Déroulement et synthèse du carrefour : Dans son introduction au carrefour, M. Jean Daniel Boisson, sous préfet à la cohésion sociale, a rappelé, s'il en était besoin, la gravité de la crise économique actuelle et son impact à la Réunion département d'outre-mer qui connaît les difficultés particulières que l'on connait. M. Boisson nous a redit, avec force et conviction, le rôle et la place de l'Etat au cœur et à la tête des dispositifs d'insertion sociale au niveau national comme local. Nous l'avons entendu et compris, l'Etat est avec nous, l'Etat nous fait confiance, l'Etat nous reconnaît ... nous jugerons cependant sur pièces. La conférence de M. Rochoux nous a permis de bien situer le cadre et l'objet même de nos débats. Cet économiste nous a rappelé quelques fondamentaux : "la difficulté majeure d'envisager de travailler sans avoir de toit sur la tête" "l'habitat de fortune - d'infortune, devrait-on dire ! - qui permet toutefois pour certains de travailler (peut-être les moins "cassés" ?) ... Mais dans quelles conditions et pour combien de temps ? M. Rochoux nous a redit combien "le cumul de difficultés liées au logement, à l'hébergement compromet sûrement l'insertion sociale des personnes en difficulté sociale". Il nous a fort justement signifié l'impérieuse nécessité de voir nos secteurs collaborer au plus près, et ce, dans l'intérêt de nos usagers. Notre conférencier nous a aussi ramené à la dure réalité économique et sociale de l'île : pénurie de logement, pénurie d'emploi, accroissement des difficultés et inégalités sociales. Un contexte peu propice à des perspectives d'insertion durable pour une bonne partie de la population réunionnaise. Malgré ce contexte difficile, notre conférencier a souligné tout l'intérêt, pour les personnes exclues, de voir des actions d'insertion réalisée par nos deux secteurs en étroite collaboration et en meilleure coordination. Son regard et son analyse d'économiste, et non de travailleur social, sur nos organisations et sur les enjeux économiques et sociaux locaux actuels nous pousse à rendre effective cette complémentarité que finalement, nous appelons tous aujourd'hui de nos vœux. Pour une fois qu'un économiste rejoint notre analyse, et nous pousse à aller de l'avant nous serions malvenus de ne pas se saisir la "balle au bond"! La table ronde nous a permit notamment de : > Mieux identifier les champs de compétences et d'interventions de chaque secteur > Rappeler que nos deux secteurs font l'objet de réformes importantes : "la modernisation de l'IAE", "la refondation de l'AHI". Pour autant, ces réformes ne doivent pas remettre en cause nos principes et le cœur de nos missions : > Comprendre que nos deux secteurs dépendent de politiques sociales de l'Etat et des collectivités territoriales avec des logiques qui diffèrent : logique de résultats ++ pour l'IAE / logique de moyens ++ pour l'AHI. > Cerner un besoin de travail en commun : "une nécessité", une formalisation et une reconnaissance du partenariat IAE/AHI. Conclusion: Nos deux secteurs ont leurs spécificités, des "cultures" certes différentes mais qui tendent vers le même objectif: la lutte contre l'exclusion sociale. En tant qu'organisations du champ de l'action sociale, nous participons chacun à notre place aux transformations de la société pour la rendre plus juste et plus solidaire. Mais les bouleversements du secteur, l'absence de continuité dans les politiques sociales, la nécessité d'apporter des réponses rapides, risquent de cantonner nos organisations dans une fonction de courroie de transmission des politiques publiques. Il nous faut donc vraiment promouvoir ces véritables "plus-values" associative et d'économie solidaire pour sortir de ce risque réel d'instrumentalisation. C'est cela que nous comptons bien faire reconnaître, partager et soutenir auprès des pouvoirs publics et des institutions. Dans cette perspective, l'adoption d'une stratégie d'action commune et partagée s'impose. Au sortir de ce carrefour, la mise en œuvre effective d'un partenariat fort et structuré semble indispensable. Nos deux réseaux et surtout leurs bénéficiaires ont tout à y gagner. Ce rapprochement et cet engagement partagé sur des valeurs et des actions d'insertion communes feront sens dans ce vaste champ d'intervention sociale qu'est la lutte contre l'exclusion sociale. Sous peu et sous peine d'en rester à de simples déclarations d'intention, il nous faudra faire des propositions de mise en œuvre de cette nouvelle collaboration, de la déclinaison concrète de ce nouvel engagement réciproque et complémentaire. Propositions du carrefour : Par ces propositions et grâce à elles nous allons maintenant donner tout son sens et réalité à cette nouvelle dynamique. Dans la presse : * URSIAE : Union Réunionnaise des structures par l ‘activité économique
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