| La circulaire du 2 avril 2007 relative à l'utilisation des crédits d'hébergement d'urgence |
|
|
| Réglementation | |
| Mercredi, 25 Avril 2007 | |
|
Cette circulaire relative à l’utilisation des crédits d’hébergement d’urgence inscrits au programme 104 "Accueil des étrangers et intégration" est d'application est immédiate. Circulaire téléchargeable ci-dessous Elle vise à expliquer de quelle manière va s’opérer la baisse des crédits d’urgence du programme 104, c’est-à-dire ceux destinés à financer des dépenses d’hébergement d’urgence en hôtels ou en structures collectives d’hébergement pour les demandeurs d’asile. La Direction des populations et des migrations (DPM), à l’origine de ce texte, justifie la baisse de ces crédits, par l’augmentation des capacités enCette circulaire est aussi l’occasion de rappeler aux gestionnaires les obligations et recours qu’ils ont, concernant la sortie des personnes. On peut en retenir 3 points majeurs. 1- Les crédits d’urgence du programme 104 doivent être consacrés à : 2- Les gestionnaires de CADA sont invités à : 3- Les gestionnaires de centres sont "fondés" à mettre en oeuvre immédiatement, "par tous moyens appropriés, une décision de sortie du centre", après avoir recueilli l’accord du préfet et si nécessaire "avec son concours" compte tenu du fait que les préfets sont invités "à accorder systématiquement [au gestionnaire de centre] le concours de la force publique, dès lors qu’il [..] en fait la demande". Cette circulaire rappelle, par ailleurs, les délais de sortie des réfugiés et des déboutés, déjà indiqués dans le décret du 23 mars (voir précédent numéro de la Gazette). En résumé, cette circulaire confirme, dans la lignée des textes de 2006, la volonté de créer un dispositif à part, déconnecté en terme de pilotage du dispositif d’hébergement de droit commun. En effet, il se dessine clairement, d’un côté, un système d’accueil spécifique pour certains demandeurs d’asile, système fermement piloté par la DPM et, d’un autre côté, un système d’accueil généraliste destiné aux autres étrangers, piloté par la Encore une fois, la Fnars rappelle l’absurdité et le danger d’une absence de pilotage global et coordonné des deux types de dispositifs. La circulaire dit s’appuyer sur les recommandations de la mission Où vont-elles aller ? La circulaire rappelle, s’agissant des réfugiés, l’accès à une solution de logement durable ou, dans l’attente, une prise en charge en résidence sociale ou dans le dispositif Cette circulaire ne règle pas non plus la question de la prise en charge des demandeurs d'asile hors CADA compte tenu de la restriction des conditions d'admission et de l'insuffisance des crédits. Sans compter l’esprit répressif tant combattu par la Fnars depuis des mois, concernant les personnes déboutées... Et est-ce le rôle d’un gestionnaire de CADA de faire sortir les personnes avec le concours de la force publique ? Est-ce le rôle d’un gestionnaire de CADA d’annoncer les décisions de la CRR ? Les gestionnaires sont-ils responsables des blocages du système d’accueil et de déficits de solutions dignes de sortie ? Face à cette situation et dans un contexte où d’autres textes présidés par les mêmes orientations sont en préparation et dans lequel l’espace de concertation est très altéré, la Fnars en appelle à la mobilisation de son réseau et continue de demander : La conclusion de cette circulaire, signée par le directeur de la DPM est laissée à votre appréciation : "je vous rappelle que la France est un des pays au monde, sinon le pays qui fait le plus d’effort pour l’accueil des demandeurs d’asile. Le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés nous reconnaît un rôle exemplaire à cet égard. Il est évident qu’il ne pourra être poursuivi que si [..] un sort distinct est réservé aux réfugiés et déboutés. Les premiers ont vocation à trouver le plus rapidement possible un logement durable dans notre pays, les seconds à retourner sans tarder dans leur pays d’origine". Anne Poulain |
|
Circulaire du 2 avril 2007