| Proposition de résolution réaffirmant la position abolitionniste de la France en matière de prostitution |
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| Réglementation | |
| Jeudi, 23 Juin 2011 | |
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Après la remise du rapport d'information parlementaire sur la prostitution en avril dernier, la présidente, Danielle Bousquet, et le rapporteur, Guy Geoffroy, de la mission d'information entendent soumettre au vote des parlementaires une proposition de résolution "réaffirmant la position abolitionniste de la France en matière de prostitution". Ce texte pourrait être un préalable à un futur projet de loi en la matière au sein duquel serait notamment discutée la question de la pénalisation du client, comme préconisée et proposée dans le rapport. Cette proposition a un triple objectif:
L'idée communément admise de "l'utilité sociale" de la prostitution comme un facteur de lutte contre le viol, par exemple, doit être mise en cause par la réalité de la situation de la prostitution aujourd'hui. En Suède, par exemple, qui a instauré une législation qui pénalise le client de la prostitution, le taux de viols n'a pas augmenté pour autant. Peu d'études ont été menées sur les clients de la prostitution mais il en ressort que la majorité de ceux ci ne vivent pas dans une misère affective et sexuelle. La proposition de résolution rappelle également que la prostitution n'est jamais "exercée de gaîté de coeur", qu'elle est souvent forcée ou qu'elle fait suite à des évènements traumatiques. La proposition rappelle les différents textes nationaux, internationaux, communautaires et européens qu'a adoptés la France conformément au système abolitionniste choisi depuis les années 1960. Les trois principales propositions du rapport sont ensuite reprises afin d'obtenir un accord de principe du Parlement:
Cette proposition de résolution pourrait être examinée par le Parlement à l'automne. |
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