| Mise en place des ARS : quelle place pour la santé des personnes en situation de précarité ? |
|
|
| Positions de la FNARS | |
| Jeudi, 25 Novembre 2010 | |
|
La FNARS a rencontré Emmanuelle Wargon, secrétaire générale des ministères chargés des Affaires sociales, le 8 décembre. Nommée le mercredi 21 juillet 2010 en Conseil des ministres en remplacement de Jean-Marie Bertrand, elle est chargée, dans le cadre de ses fonctions, du pilotage et de la mise en œuvre des Agences régionales de santé (ARS). Un objectif: Garantir la prise en compte de la santé des personnes en situation d'exclusion dans le Plan Régional de Santé Engagée dans le suivi de la mise en place des ARS, La FNARS souhaite lors de ce rendez vous attirer la vigilance d'Emmanuelle WARGON sur la nécessaire prise en compte de la santé des personnes en situation de précarité dans la définition, l'élaboration et la mise en œuvre des politiques de santé à l'échelon régional ; ce en adéquation avec les objectifs de la loi Hôpital Patients Santé Territoire du 21 Juillet 2009. La loi HPST assigne aux Agences Régionales de Santé (ARS) de "garantir l'efficacité du système de santé "en veillant à assurer l'accès aux soins de santé et aux services psychosociaux des personnes en situation de précarité ou d'exclusion". Pour une mise en œuvre effective d'une telle mission stratégique, «le plan stratégique régional de santé prévoit la prise en compte de la santé des personnes en situation de précarité et d'exclusion». Une prise en compte insuffisante à ce jour: inquiétudes du réseau et appel à contribution Bien qu'inscrite dans la loi et dans les objectifs stratégiques des ARS, la place faite aux plus démunis dans cette nouvelle gouvernance semble ne pas aller de soi partout. C'est pour lui part de ces inquiétudes et préparer la prochaine rencontre que la FNARS a adressé une lettre à Emmanuelle WARGON le 16 novembre dernier. Différents sujets sont abordés : - la mise en place des instances dites de concertation, CRSA et conférences de territoires, qui doivent permettre la prise en compte des personnes en situation de précarité dans la définition des politiques de santé à l'échelon régionale. La faible représentativité de notre secteur au sein de celles-ci et le poids pris par l'hospitalier font d'ores et déjà craindre une place moindre pour le social au détriment de ses usagers - l'absence de nomination de référents lutte contre les exclusions au sein des ARS, pourtant annoncée. - l'arrêt des financements d'actions d'accompagnement des personnes en situation de précarité dans l'accès aux soins. Ainsi, les ARS des régions Bourgogne, Rhône-Alpes et Ile de France, ont fait savoir qu'elles ne souhaitaient plus poursuivre les financements des Groupements Régionaux de Santé Publique (GRSP) sur des dispositifs socio-sanitaires de proximité pour les populations démunies hébergées en CHRS ou isolées en milieu rural, comme c'est le cas en Bourgogne. Afin d'illustrer ces différents constats et proposer à Emmanuelle WARGON un bilan de la prise en compte de la santé des plus démunis par les ARS, un nouveau questionnaire sur la mise en place des ARS en région et des difficultés rencontrées est adressé aux associations régionales FNARS. Contribuez y !
|
|