| Enquête : Les outils et les pratiques pour lutter contre l’exclusion bancaire au sein du réseau FNARS |
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| Présentation | |
| Vendredi, 22 Avril 2011 | |
Depuis un peu plus de deux ans, la FNARS expérimente un dispositif de microcrédit personnel (appelé Crédit accompagné) dans treize régions . Le crédit accompagné permet aux personnes exclues du système bancaire traditionnel d'emprunter de petites sommes, dans un cadre protégé et règlementé, afin de financer leur projet personnel de réinsertion. Il est systématiquement associé à un accompagnement individualisé. Contexte et méthodologie Après avoir sensibilisé de nombreuses structures adhérentes aux problématiques budgétaires et financières et accordé pas loin de 150 prêts, la FNARS a souhaité faire le point sur les outils et les pratiques pour lutter contre l'exclusion bancaire au sein de son réseau. Une enquête en ligne, composée d'un questionnaire court (questions fermées en grande majorité), a donc été proposée entre le 30 mars et le 15 avril 2011 à l'ensemble de ses adhérents. L'objectif était notamment de savoir si le Crédit accompagné constituait un dispositif pertinent dans un réseau généraliste de lutte contre les exclusions, et pourquoi il n'était pas davantage utilisé. 216 questionnaires ont été renseignés : toutes les régions sont représentées (cependant, les treize régions dans lesquelles le Crédit Accompagné a été mis en place ont davantage répondu que les autres), de même qu'une large palette de types d'établissement (CHRS, SIAE, CADA, etc.). Enfin, les réponses proviennent autant de responsables de structures (107 questionnaires) que de travailleurs sociaux (109 questionnaires).
Un dispositif insuffisamment connu La notoriété du Crédit accompagné et du microcrédit personnel en général peut encore être améliorée. Ainsi, 122 répondants (56 %) connaissent le dispositif, tandis que 94 (44 %) ne le connaissent pas, ceux qui le connaissent provenant en majorité (104 questionnaires) des régions où l'outil FNARS est expérimenté. Chez les connaisseurs de l'outil, les circuits de transmission de l'information sont variés : parmi les réponses les plus souvent avancées, 26,5 % ont été informés via de la documentation FNARS (plaquette ou courriel), 20,5 % lors d'une réunion d'information FNARS, 17,9 % par un autre réseau d'insertion que la FNARS, 11,9 % par les médias, et 10,6 % par un collègue.
Le Crédit accompagné FNARS : un outil plébiscité mais encore difficilement mobilisable A la question « Avez-vous déjà utilisé le Crédit accompagné FNARS ? », 19 personnes (9 %) répondent par l'affirmative, 188 (87 %) par la négative, et 9 (4 %) n'ont pas répondu. Ce résultat n'est pas étonnant, d'une part parce que beaucoup de répondants sont issus d'une région où le Crédit accompagné FNARS n'est pas expérimenté, d'autre part parce que même dans les régions où celui-ci existe, il n'est pas utilisé en masse. L'intérêt ici consistait donc surtout à savoir si les utilisateurs du dispositif en étaient satisfaits. Or, les réponses sont plutôt éloquentes, puisque les 19 utilisateurs considèrent que l'outil est bien conçu, et tous ont l'intention de l'utiliser à nouveau. Certes, leur faible nombre nous invite à interpréter ce résultat avec précaution, mais cette tendance confirme d'autres observations réalisées par ailleurs : le Crédit accompagné, et le microcrédit personnel en général, sont des outils généralement appréciés des travailleurs sociaux qui les sollicitent. Pour ce qui est des 188 personnes qui n'ont pas utilisé le Crédit accompagné FNARS, les principaux freins sont les suivants : 42,9 % manquent encore d'informations pour le faire, 24,4 % n'ont pas identifié de besoin à ce jour, 10,1 % considèrent que l'outil n'est pas adapté aux publics accueillis par leur structure. Ces résultats confirment que le Crédit accompagné demande un certain temps d'appropriation, et que les travailleurs sociaux, même quand ils connaissent déjà l'outil, doivent être soutenus et alimentés en informations sur la durée.
Lutte contre l'exclusion bancaire et travail social : une entorse aux idées reçues En ce qui concerne l'accompagnement budgétaire et bancaire, 164 répondants (76 %) le considèrent comme un axe important de leur métier, 18 (8 %) ne le considèrent pas comme un axe important de leur métier, 34 (16 %) n'ont pas répondu. L'idée selon laquelle les travailleurs sociaux ont des réticences à aborder ces thématiques est donc sérieusement mise à mal, à une nuance près : l'enquête a certainement davantage attiré les personnes intéressées a priori par ces questions, même s'il est difficile de savoir dans quelle mesure. Enfin, signalons que parmi les 164 personnes qui considèrent l'accompagnement budgétaire et bancaire comme un axe important de leur métier, 42,3 % souhaiteraient bénéficier de documentation, 31,7 % de formations, 23,5 % de dispositifs supplémentaires.
Conclusions Ces constats nous invitent à poursuivre notre mobilisation en ce qui concerne les questions d'éducation financière et budgétaire : Notre objectif : qu'un maximum de personnes exclues du système bancaire en retrouve l'accès, sur la base de relations classiques entre clients et conseillers bancaires.
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