Accueil > Les actions de la FNARS > Accueil et hébergement > Positions de la Fnars > groupe de travail "Sans abri et territoires"
Actualités
groupe de travail "Sans abri et territoires"
Positions de la Fnars
Mardi, 22 Juin 2004
L’urgence sociale ne doit plus être traitée comme un secteur en soi, mais bien intégrée à l’ensemble des dispositifs sociaux et médicaux-sociaux pour s’insérer dans un véritable parcours d’insertion. Ceci implique un renforcement du travail de veille sociale, un suivi continu dans les parcours individuels d’insertion et un soutien accru aux associations. Il faut sortir de la conception humanitaire de l’intervention auprès des publics en difficulté et ancrer l’ensemble des dispositifs dans le secteur social et médico-social.

1- Développer l’observatoire national
- Mettre en commun les données collectées par tous les acteurs.
- Impliquer l’ensemble des 115, numéro d’urgence Sans-abri, du territoire en les dotant de moyens adaptés.

2- Intégrer l’urgence au sein du secteur social et médico-social
- Lisser les dispositifs sur l’année pour assurer un fonctionnement continu du dispositif d’accueil et d’hébergement. Halte à la saisonnalité !
- Assurer la pérennité des financements pour améliorer la professionnalisation des acteurs et des structures.
- Reconnaître le travail des associations, notamment en les associant aux travaux de réflexion sur le secteur.
- Coordonner l’ensemble des acteurs pour éviter de rejeter dans l’urgence des publics qui relèveraient de services spécifiques (développer les lits "halte santé" faisant le lien entre les accueils de jour et de nuit et les services Pass (permanence d’accès aux soins de la santé) des hôpitaux, développer des solutions d’habitat adaptées et concertées pour les personnes relevant des services psy...).

3- Accroître les financements aux dispositifs d’hébergement et d’insertion
- Donner un véritable corps au 115 : moyens humains et techniques.
- Augmenter le nombre de places d’accueil et d’hébergement tout en rééquilibrant l’offre sur l’ensemble du territoire.
- Réhabiliter les centres existant (en favorisant les petites structures).
- Rappeler toute l’importance des CHRS dans la réponse à l’urgence.
- Développer et professionnaliser les équipes mobiles pour aller au-devant des personnes les plus isolées et leur offrir des services adaptés.

4- Soutenir les solutions qui assurent la transition entre l’hébergement et l’habitat
Maisons relais, sas intermédiaires/passerelles ; baux glissants... qui encouragent l’accès à l’autonomie et accélèrent l’accès au droit commun.

5- Clarifier et simplifier les règles de domiciliation
La domiciliation est en effet nécessaire pour percevoir certaines aides sociales et regrouper en un même lieu le suivi des différents droits sociaux.

6- Assurer un accompagnement social continu tout au long du parcours individuel