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Veille sociale : où en sommes-nous ? |
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Positions de la Fnars
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Jeudi, 27 Mai 2004 |
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La notion de veille sociale a clairement été identifiée comme un des piliers de l’urgence sociale dans la loi de lutte contre les exclusions (loi du 29 juillet 1998, article 157 – III). Elle a pour mission de répondre aux demandes d’information en direction des usagers et des acteurs ; recenser les prestations et orienter les publics sur une réponse adaptée ; permettre l’organisation territoriale entre les différents acteurs publics et privés ; observer les publics et les dispositifs dans la durée. Ceci étant, nous observons que l’investissement des acteurs varie d’un territoire à l’autre. Effectivement, la veille sociale a pris différentes formes en fonction de la conception que les acteurs en ont. Les méthodes de coordination et d’analyse ont du mal à trouver, dans certaines régions et départements, un rythme de croisière pour répondre efficacement aux évolutions rapides des besoins des usagers et des contextes. L’engorgement des dispositifs est un des indicateurs les plus évidents de cet état de fait. Prises dans la gestion rapide des phénomènes d’extrême exclusion, les plates-formes de coordination sont elles même dans l’urgence et ne peuvent, qu’à un certain degré, répondre immédiatement et de façon adaptée aux difficultés des publics. Ce constat s’explique principalement par des carences, d’une part, en coordination de tous les acteurs, d’autre part, en mutualisation des dispositifs. Pour faire face à ce phénomène, des régions ont nommé un coordinateur de la veille sociale dont le rôle principal est d’animer les réseaux et mutualiser les compétences. Est-ce la solution ? |