| Assises nationales du "Logement d'abord" : une grand-messe de plus ? |
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| Communiqués | |
| Jeudi, 08 Décembre 2011 | |
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Cependant, nous savons à quel point la mise en œuvre d’une telle stratégie exige du temps, de la méthode et un pilotage ambitieux de la part de l’Etat. Pour aboutir à un projet politique partagé, il faut ainsi prendre un soin particulier à l’organisation de la concertation de l’ensemble des acteurs qui contribuent à la mise en œuvre de cette nouvelle politique : associations, Etat, collectivités territoriales, bailleurs sociaux, personnes en situation de précarité… C’est pourquoi la FNARS avait proposé que soit organisée une « conférence de consensus », qui s’appuie sur le travail d’un jury d’experts, analysant les points de consensus et de désaccords, jusqu’à aboutir à la définition d’un cadre partagé de mise en œuvre. L’Etat a préféré organiser une série de colloques régionaux, puis une journée d’Assises nationales, ce 9 décembre. Souffrant d’un déficit de méthode et de la faible représentation d’acteurs clés comme les conseils généraux ou les acteurs de la santé, ces conférences ne pourront guère aboutir à des recommandations opérationnelles. Elles ne constituent donc qu’une première étape dans un processus de concertation à poursuivre. Au cours de ces Assises, la FNARS rappellera ses exigences pour la réussite du « logement d’abord » : - Une politique du logement ambitieuse ; - Un investissement significatif dans l’accompagnement social ; - Le maintien de solutions d’hébergement dignes sur les territoires ; - La participation des personnes confrontées aux situations d’exclusion ; - Une approche résolument territoriale de cette réforme ; - Une vrai pilotage de l’Etat, alors que la Réforme Générale des Politiques Publiques a vidé les services déconcentrés de l’essentiel de leurs moyens dans le domaine de la cohésion sociale. le vendredi 9 décembre 2011 de 9h45 à 17h15. Cette journée se déroulera : Contact presse : Renelde Berlémont – 01 48 01 82 14 |
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Permettre à toute personne sans abri d’accéder au logement, ainsi qu’à toute personne en difficulté de conserver celui qu’elle occupe : telles sont les ambitions de la politique du « logement d’abord ». La FNARS défend ce principe qui vient consacrer le droit au logement pour tous et rompre avec le modèle traditionnel de prise en charge des personnes sans-abri, modèle « en escalier », dans lequel les personnes passent par différentes étapes d’hébergement avant d’accéder au logement.