Accueil > Les actions de la FNARS > Crédit accompagné > Présentation > Crédit Accompagné : une collaboration accrue entre banques et réseaux accompagnants
Crédit Accompagné : une collaboration accrue entre banques et réseaux accompagnants
PDF Imprimer Email
Jeudi, 15 Juillet 2010
Grâce à l'initiative de la FNARS, l'Association Nationale des Directeurs de Mission Locale (ANDML), l'Union Nationale des Centres Communaux d'Actions Sociales (UNCCAS), le Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ) et la Croix-Rouge française, le mois de mai a vu la naissance d'une collaboration officielle entre les banques et les réseaux accompagnants qui expérimentent le microcrédit personnel, afin de faire avancer la réflexion autour d'un outil en pleine évolution.


La nécessité de participer à la construction de l'outil
Le microcrédit personnel, même s'il existe depuis 2006 en France, n'en demeure pas moins au stade expérimental . De ce fait, ses contours ne sont pas encore stabilisés, ni ses objectifs clairement établis. La loi portant réforme du crédit à la consommation définitivement adoptée à la fin du mois de juin reste d'ailleurs encore assez large quant à son approche du microcrédit personnel, en n'en proposant qu'une définition très générale. Il est donc aujourd'hui important de prendre part à la construction de l'outil, afin que les réseaux accompagnants ne se voient pas imposer des modes de fonctionnement avec lesquels ils ne seraient pas d'accord sur le fond, ou qu'ils n'auraient pas les moyens de mettre en œuvre.
Sur la base de ce constat, la FNARS, l'Association Nationale des Directeurs de Mission Locale (ANDML), l'Union Nationale des Centres Communaux d'Actions Sociales (UNCCAS), le Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ) et la Croix-Rouge française, souhaitant s'assurer entre autres du maintien des taux d'intérêt à un niveau raisonnable et de l'effectivité d'un accompagnement social systématique, ont alors proposé aux banques et aux autres réseaux accompagnants de se rencontrer afin d'échanger directement sur les nombreuses problématiques du microcrédit personnel.


Une volonté commune : échanger les points de vue et avancer
Après une première réunion très fructueuse au mois de mars, les différents acteurs ont décidé de poursuivre l'expérience dans un cadre plus formel qui permettrait de développer les discussions, et d'aboutir à des positions et travaux partagés. Le 7 mai dernier, les représentants de plus d'une vingtaine de structures (banques, réseaux accompagnants, Caisse des Dépôts, Banque de France) se sont donc retrouvés pour définir les principes de fonctionnement de leurs échanges.
Ouverture à l'ensemble des acteurs du microcrédit personnel, souhait d'aboutir à des solutions réalistes et opérationnelles, validation commune des travaux réalisés, constituent aujourd'hui le cadre de cette collaboration, qui sera organisée à tour de rôle par chaque participant, en recherchant dans la mesure du possible une alternance entre réseaux bancaires et réseaux accompagnants. Il semblait en effet indispensable de mettre en place des modalités de rencontre solides, afin que cette initiative ne reste pas lettre morte.


5 groupes de travail opérationnels
Très concrètement, les participants ont déjà identifié cinq premières thématiques qu'ils traiteront au sein de cinq groupes de travail mixtes, avec un périmètre d'étude, des livrables et des délais de restitution bien définis.
Le 1er groupe s'occupera de la communication et l'information autour du microcrédit personnel, avec notamment la réalisation d'un guide présentant l'ensemble des acteurs du secteur et leurs spécificités. Le 2nd groupe s'attachera à proposer des bonnes pratiques pour l'accompagnement réalisé par les travailleurs sociaux et les bénévoles. Le 3ème groupe réfléchira à la simplification des procédures administratives (dossiers de demande de prêts, harmonisation des pratiques bancaires, etc.), tandis que le 4ème groupe proposera des outils pour rendre le maillage territorial plus cohérent. Enfin le 5ème groupe tentera d'identifier les différents modèles économiques permettant d'envisager une certaine pérennisation du dispositif.
Présentés en réunion plénière, les résultats de ces travaux devront alors être validés par l'ensemble des acteurs présents. Les premières concrétisations sont attendues pour la fin de l'année 2010.

Article en format PDF