| L'expulsion n'est pas une solution ! | |||
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| Lundi, 14 Mars 2011 | |
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La trêve hivernale prend fin le 15 mars 2011, et avec elle le « sursis » accordé aux ménages fragilisés dans leur logement et passibles d'expulsion. Face à cette menace, et devant l'explosion du nombre de ménages en difficultés, le Collectif des associations unies dénonce les carences des pouvoirs publics et propose d'autres solutions. 10 millions de personnes sont touchées par la crise du logement : flambée des prix de l'immobilier, des niveaux de loyer et des charges... les ménages n'ont jamais dépensé autant pour se loger. Alors que la dernière enquête Logement de l'INSEE révèle que 1,8 millions de locataires rencontrent des difficultés de paiement, la crise économique et sociale a depuis fragilisé de nouvelles catégories de personnes, comme en témoigne la recrudescence des demandes d'aide adressées aux associations, CCAS, banques alimentaires... Alors que les chiffres pour l'année 2009 sont édifiants (106 488 décisions de justice prononçant l'expulsion, et 10 599 familles jetées à la rue avec le concours de la force publique - soit une hausse de 78% en 10 ans !), les associations redoutent une amplification des expulsions dans les semaines et mois à venir. Face à cette situation alarmante, l'absence de politiques de prévention est inacceptable ! Au-delà des déclarations d'intention, le désintérêt des pouvoirs publics pour la prévention n'est que trop manifeste : moyens insuffisants pour garantir le fonctionnement des CCAPEX (Commissions de coordination des actions de préventions des expulsions ), volet Prévention réduit à peau de chagrin dans le chantier de la Refondation... Au lieu de l'ambitieuse politique de prévention annoncée, c'est à une reprise des expulsions que l'on va assister ! Des expulsions qui sont pourtant la pire des « solutions » sur le plan humain, social, et même économique. Sans compter leur caractère absurde puisque l'Etat, qui d'un côté expulse, doit de l'autre reloger les familles au titre du Dalo !
Pour toutes ces raisons, le Collectif des associations unies exige une politique de prévention réellement ambitieuse, basée en priorité sur : |


