| Nous voulons, pour tous, un accompagnement de qualité | |||
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| Lundi, 16 Juin 2008 | |
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A l'issue du Grenelle de l'insertion : des constats partagés, des consensus sur des propositions, et des points qui méritent toute notre vigilance.
C'est en visitant, à Dijon, l'une de nos associations adhérentes, que le Président de la République a lancé l'idée d'un "Grenelle de l'insertion". La Fnars a alors considéré qu'il était important de saisir l'occasion de conduire, avec tous les acteurs, une analyse partagée de l'insertion sociale et professionnelle : en éclairer les réussites, en analyser les carences, en révéler l'utilité sociale et - puisqu'il s'agissait d'un "Grenelle" - définir les contours de la négociation ainsi annoncée. C'est pourquoi notre présidente a accepté de présider le groupe sur les parcours d'insertion et c'est à cette fin que nombre d'entre nous ont travaillé, pour alimenter la réflexion commune et contribuer à améliorer le système actuel. Acteurs majeurs de l'insertion, nous avons voulu participer à la définition d'une politique publique avec l'espoir qu'elle réduirait de manière durable la pauvreté. Bien sûr, le contexte politique n'était pas des plus favorables. Ce Grenelle a été lancé alors que le gouvernement annonçait plusieurs réformes qui avaient directement à voir avec l'insertion mais qui, pourtant, ont été conduites sans lien avec le Grenelle : la fusion ANPE-Assedic et la création d'un nouveau service public de l'emploi, la réforme de la formation professionnelle, le projet de loi sur les droits et devoirs des chômeurs, ou encore la création d'un contrat d'autonomie pour les jeunes dans le cadre du plan banlieue. Qui plus est, c'est le même gouvernement qui annonçait une réduction du nombre des contrats aidés avant même le démarrage de nos travaux... Nous avons pendant toute la durée du Grenelle exprimé nos interrogations sur les choix contradictoires du gouvernement. Mais, malgré nos doutes sur l'issue du processus, nous avons fait le pari de l'action et nous avons travaillé. Nous ne sommes pas naïfs et après six mois, le bilan ne pouvait être que mitigé. Cependant, nous avons pu faire partager certains de nos objectifs : cesser de faire porter aux usagers la complexité du système, sortir d'une logique de catégories administratives (tel statut, tel contrat, tel financement...), être en mesure de proposer un véritable accompagnement à chaque demandeur d'emploi, quel que soit sa situation administrative et son âge, et tenir compte des difficultés de chacun, en particulier des plus en difficulté. Le 26 juin 2008
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