| De l’urgence du jour aux perspectives pour demain | |||
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| Mardi, 13 Septembre 2011 | |
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Par Nicole Maestracci, présidente de la FNARS Jamais le nombre de bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA), le nombre de chômeurs de longue durée et le nombre de ménages surendettés n’ont été aussi élevés qu’en cette fin d’été 2011. Autant d’indicateurs qui corroborent ce que les associations observent chaque jour : l’accroissement des situations de détresse, pour les jeunes et les familles. Si l’on ajoute à ce phénomène structurel un contexte international qui conduit vers notre pays un nombre croissant de réfugiés, on comprend l’urgence de donner aux acteurs de terrain les moyens d’accueillir et d’accompagner les personnes en situation de précarité. Or, c’est précisément le moment que choisit le gouvernement pour faire porter l’effort budgétaire sur les plus pauvres, en diminuant les crédits de l’intervention sociale. Notre Fédération défend une revendication raisonnable : le maintien des moyens de la lutte contre l’exclusion. Elle le fera bientôt face au Premier ministre, lors un rendez-vous avec le collectif des associations unies. Mais les difficultés que connaissent aujourd’hui les acteurs de l’insertion sont loin de se résumer à des difficultés financières. Notre secteur pâtit d’un cruel déficit de gouvernance politique, qui confine à l’abandon, par l’Etat, de ses responsabilités. Où sont passées les promesses d’interministérialité que portait la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) ? Que sont devenus les services déconcentrés de la Cohésion sociale ? Qui croit encore à la priorité du Chantier nationale prioritaire de l’accès au logement ? Quel responsable politique se préoccupe de l’insertion par l’activité économique ? En bientôt cinq ans, le Président de la République n’a jamais reçu les associations de solidarité, et les services gouvernementaux ne sont jamais parvenus à imposer de stratégie pérenne pour soutenir et réformer l’action sociale. C’est la raison pour laquelle le Congrès de la FNARS, les 13 et 14 janvier 2012, va prendre une importance toute particulière. Il vise en effet à mettre les responsables politiques, appelés à gouverner dans les années qui viennent, face aux défis des politiques sociales, du chômage de masse à la pénurie de logement, des inégalités croissantes à la ségrégation sociale dans les périphéries urbaines. En présence des candidats, ce congrès sera l’occasion de rendre publiques des idées élaborées collectivement depuis plusieurs mois déjà, et porteuses d’un objectif simple : accompagner les personnes rencontrant des difficultés sociales et leur proposer des solutions pour qu’elles trouvent ou retrouvent une place autonome dans la société. L’ambition de la FNARS a toujours été de mobiliser des hommes et des femmes autour d’enjeux de solidarité. A travers notre congrès, nous allons remettre ces questions au cœur du débat politique et les sortir des marges dans lesquelles elles sont maintenues. Je vous invite dès aujourd’hui à vous mobiliser dans la perspective de cet événement fédéral majeur.
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