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par Nicole Maestracci, présidente de la FNARS
Les Journées du travail social de décembre 2008 posaient la question provocante : « Le travail social sert-il encore à quelque chose ? ». La réponse n'allait pas de soi.
Nous avons clairement répondu oui tout en reconnaissant que nous avions du mal à le rendre visible. Les conclusions des JTS ont mis en évidence que l'accompagnement social était la composante commune à toutes les activités de la FNARS, le cœur de nos métiers, qu'il constituait le socle et la condition essentielle de l'efficacité de nos actions auprès des personnes en situation de précarité.
L'acte 2 des Journées du travail social passe par la réalisation d'un Livre blanc de l'accompagnement social. Pourquoi ?
- Tout le monde parle d'accompagnement social, mais sans qu'on sache précisément de quoi nous parlons, ni à quelle pratique cela correspond.
- Faute de contenu précis, l'accompagnement social est rarement considéré comme le noyau dur des actions des intervenants sociaux. C'est, au mieux, un enrobage un peu virtuel du service rendu à l'usager.
- Pour définir un accompagnement social au plus près des besoins des usagers, nous devons commencer par rendre visible ce que nous faisons : décrire notre savoir-faire et évaluer les effets de nos interventions.
Les Journées du travail social de Nice ont précédé la mise en œuvre de plusieurs réformes qui viennent bouleverser le travail social, qu'il s'agisse du Revenu de solidarité active (rSa), du Droit au logement opposable (DALO), de la réforme de l'IAE ou encore de la réforme de l'hébergement. Le bilan des premiers mois de mise en œuvre montre à quel point celles-ci sont complexes et difficiles d'accès pour les plus en difficulté. Le taux de non recours à ces nouveaux droits est important.
Un tel constat doit nous conduire à réfléchir à nos pratiques, à les faire connaître et à défendre la nécessité d'un accompagnement social global. Quel doit être son contenu ? Comment doit-il évoluer dans les années qui viennent ? Comment aller vers ceux qui ne demandent rien sans attendre qu'ils formulent une demande ? Comment cet accompagnement peut-il s'exercer en dehors des structures d'hébergement, dans la rue, dans les structures d'insertion par l'activité économique, dans les centres d'accueil pour demandeur d'asile, dans les lieux d'accueil de jour ?
Il est urgent de donner des réponses claires à ces questions. Des réponses qui nous permettent d'expliquer et de faire connaître. Des réponses qui nous permettent de démontrer qu'accompagner les personnes les plus en difficulté apporte une plus value non seulement aux personnes elles-mêmes mais à l'ensemble de la société dans laquelle elles vivent.
C'est dans cette perspective que la FNARS organise un grand débat avec ses adhérents au cours duquel nous donnerons la parole aussi bien aux intervenants sociaux qu'aux usagers.
Nous attendons beaucoup de ces débats qui devraient permettre de créer au sein de la FNARS un consensus et un langage commun et donc nous rendre plus forts dans le débat autour de la mise en œuvre des réformes à venir.
Pour télécharger l'appel à contribution nationale et le questionnaire, cliquez ici.
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