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par Nicole Maestracci, présidente de la FNARS
Alors que s'achèvent les Journées sur la Refondation organisées par 16 associations régionales FNARS, que pouvons-nous dire ?
En premier lieu, se féliciter de ce temps fort de débats et de réflexion collective qui a suscité partout une forte participation des adhérents. Ensuite, dire que ces Journées ont permis de soulever les questions, les doutes et les points de contestation des associations sur le processus engagé. Contestation qui porte sur les moyens, sur le calendrier mais aussi sur le positionnement de la fédération.
Bien sûr, nous partageons une partie de ces interrogations et nous savons que la voie est étroite. Cependant, après avoir fermement critiqué tous les plans antérieurs qui se contentaient d'annoncer des chiffres sans logique, sans cohérence et sans assurance sur l'effectivité des mesures annoncées, il nous paraissait logique d'approuver les orientations du plan Apparu qui reprend largement les conclusions de la Conférence de consensus de décembre 2007 que nous avions initiée.
Approuver des orientations ne veut pas dire approuver la méthode. Nous savons, et nous l'avons dit et écrit, que l'organisation et les moyens mis en œuvre ne sont pas à la hauteur des enjeux. Nous voulons en effet que cette réforme aboutisse à l'amélioration effective, en nombre et en qualité, de l'insertion des personnes que nous accompagnons, mais aussi de celles que nous n'accueillons pas, faute de réponses adaptées.
Pour cela, nous devons être fermes, tant au plan national qu'au plan local, sur les points suivants :
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Nous demandons d'abord que cette réforme bénéficie d'un véritable pilotage territorial qui permette un diagnostic partagé et la définition d'objectifs communs. De ce point de vue, nous nous interrogeons sur la qualité des diagnostics territoriaux réalisés.
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Nous demandons que le calendrier soit revu pour être compatible avec l'important travail de réorganisation qui s'impose aux associations.
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Nous demandons que les moyens d'accompagnement sur lesquels le gouvernement s'est engagé soient enfin délégués aux régions.
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Nous demandons que la perspective d'une tarification à l'acte soit définitivement écartée et que la réforme permette d'assurer au juste coût un accompagnement social global et individualisé.
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Nous attendons que l'engagement du gouvernement d'assurer en 2010 la délégation de 100 % du budget exécuté 2009 (y compris les crédits résultant du plan de relance) soit respecté.
C'est à ces conditions que la réforme est possible. Nous nous sommes engagés dans ce processus de transformation du secteur, car il nous semble que c'est une opportunité pour donner une traduction concrète aux principes d'accueil inconditionnel et d'accompagnement global qui sont les nôtres.
Mais nous serons intransigeants sur les conditions de mise en œuvre. Qu'il s'agisse du respect de la dignité des personnes, qu'il s'agisse de la garantie du maintien d'un accueil inconditionnel pour toute personne présente en France, qu'il s'agisse des conditions nouvelles d'organisation et de coopération attendues sur les territoires, qu'il s'agisse des moyens nécessaires à la mise en œuvre de cette réforme, qu'il s'agisse enfin du budget de l'Etat, la FNARS n'acceptera rien d'incompatible avec la préservation des intérêts légitimes des associations, garants de la défense des intérêts des personnes qu'elles accompagnent.
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